La dernière étude publiée par les notaires en décembre 2025 montre que le marché immobilier est désormais structuré par la valeur verte, y compris en zone tendue.
Les notaires constatent tout d’abord une très forte hausse des biens immobiliers anciens énergivores mis en vente. Alors que les logements notés F et G représentaient 11 % des ventes en 2021, leur part est passée à respectivement 16 % et 17 % en 2022 et 2023 avant de baisser légèrement pour atteindre 15 % en 2024 et début 2025. Cette tendance risque de perdurer. En 2034, les logements notés E ne pourront en effet plus être proposés à la location. 40 % des biens actuellement en vente seront alors considérés comme trop énergivores.
L’influence du DPE est surtout marquée sur l’évolution des prix de vente selon l’étude des notaires. Depuis 2021, l’écart de prix entre les logements les plus économes en énergie et les biens les plus énergivores ne cesse de se creuser. En 2024, un appartement ou une maison noté A s’est vendu 16 % de plus qu’un bien équivalent classé D. Les logements les plus pénalisés sont ceux classés G. L’écart de prix avec la classe D est en effet de 25 % en 2024 contre 17 % en 2021. Les logements notés F perdent quant à eux 10 % de leur valeur en 2021 et 18 % en 2024. Les notaires constatent enfin que tous les territoires suivent la même tendance. En zone hypertendue, la valeur verte est maintenant une réalité. Un appartement à Paris se vend ainsi 10 % moins cher lorsqu’il est classé G.

N° CPDI 6293